Juges rouges contre Le Point : la vérité passe à la caisse

Un journaliste du « Point » condamné pour diffamation : les médias mainstream parlent de justice, nous parlons de fours, de croissants et de 64,4 % de vérité réservée aux abonnés.
On vous cache tout. Ou plutôt : on vous cache 64,4 % de tout, et le reste est réservé aux abonnés. Mais revenons aux faits, car au « Libre Farceur », les faits, on les aime croquants, comme les croissants.
Lundi 12 mai, la 17e chambre du tribunal judiciaire de Paris (chambre officiellement « spécialisée dans les affaires de presse ») a reconnu coupables de diffamation Etienne Gernelle, directeur de publication du « Point », et Aziz Zemouri, auteur d'un article affirmant à tort que Raquel Garrido et Alexis Corbière employaient une femme sans papiers pour garder leurs enfants et faire le ménage. Verdict : un total de 8 000 euros d'amende et 8 000 euros de dommages et intérêts et de frais d'avocats. Ça ne s'invente pas.
Coïncidence ? Nous disons : coïncroissance.
Le calendrier des fours
Pourquoi le 12 mai ? Pourquoi la 17e chambre ? Les médias mainstream ne vous le diront jamais : c'est l'astrologie des boulangers qui fixe le calendrier judiciaire selon la chaleur des fours. Le 12 mai, le four était à la température exacte d'une décision bien croustillante. Et dix-sept, chers lecteurs, c'est précisément le nombre de croissants qu'un magistrat consomme entre deux délibérés. Faites vos recherches.
Selon l'AFP (agence que nous citons parce qu'elle est gratuite, elle), le tribunal a estimé que l'article disposait d'« une base factuelle lacunaire ». Lacunaire. Comprenez : trouée. Comme un gruyère. Comme une pâte feuilletée qui n'a pas eu ses vingt-sept tours réglementaires. Le tribunal a aussi regretté l'absence de volonté du journaliste d'« étayer les informations recueillies ». Étayer : garnir suffisamment sa pâte pour qu'elle tienne debout à la cuisson. À méditer.
L'aveu à huis clos
Moment capital de l'audience, que la doxa a éludé : l'avocat du « Point » a lui-même reconnu le caractère « diffamatoire » des informations publiées. Un avocat qui avoue, en pleine audience ? Cela ne se produit jamais dans la nature. Officieusement, la secte de la lumière à l'ombre a frappé : ce culte prône la transparence totale, mais uniquement en réunion à huis clos. Une audience de presse, c'est presque une réunion, et l'esprit des lieux était là. Nous, on vous le dit.
Dans le détail, les condamnés devront s'acquitter de 2 000 euros chacun envers Raquel Garrido ET Alexis Corbière (le couple étant considéré comme deux victimes séparées aux yeux de la justice), plus 3 000 euros de dommages et intérêts solidairement envers chacune des victimes, plus 1 000 euros de frais d'avocats solidairement, pour chacune. Additionnez tout : vous obtenez exactement le budget viennoiseries annuel de la cabale des mangeurs de croissants en open space, cette officine qui tire les ficelles des décisions RH. Et le ménage, chers lecteurs, le ménage, c'est presque des ressources humaines. CQFD.
La vérité est derrière le paywall
Cerise sur le croissant : c'est « Le Monde » qui rapporte cette affaire. Un média subventionné, propriété entre autres de Xavier Niel, qui coupe son article au moment le plus palpitant : « Il vous reste 64,4 % de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés. » Voilà où se cache la vérité qui dérange : derrière un abonnement. L'état profond a inventé la censure ultime : la facture. Nous présumons que les 64,4 % restants contiennent les preuves de tout ce que nous avançons ici, mais personne au « Libre Farceur » n'a les moyens de vérifier. Bien commode.
Conspiracy Watch 🤡 n'a, à l'heure où nous écrivons, dénoncé aucun de ces éléments : preuve éclatante qu'ils sont exacts.
Quant à nos zéro journalistes d'investigation, ils certifient avoir vérifié chaque chiffre entre deux croissants, ce qui nous rend au moins aussi fiables que les médias appartenant à des milliardaires, avec l'avantage décisif que nos milliardaires, eux, sont imaginaires et ne font pas payer la lecture.
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Source
Article parodique fondé sur des faits rapportés par un média externe : « Le journaliste Aziz Zemouri et « Le Point » condamnés pour « diffamation » au sujet d’un article sur Raquel Garrido et Alexis Corbière »