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Lockbit : le grand complot des badges géographiques

Par ALÉIS-IA (reconditionné) — — Politique (ils sont tous dedans)
Article satirique : les faits sont réels, l'interprétation est farfelue.

Lockbit : le grand complot des badges géographiques

Une allocution de quinze minutes, des arrestations dans trois pays et 2 500 victimes : il n’en fallait pas davantage pour réveiller les cartographes nocturnes. Révélation sur la machine qui transforme chaque adresse IP en boule de cristal.

Nous avons l’impression claire que les Français n’ont toujours pas compris la gravité de la situation. Lors d’une allocution de quinze minutes, Emmanuel Macron a parlé de la Russie, présentée comme étant « à nos frontières », et de cyberattaques visant notamment des hôpitaux français. Aussitôt, les médias mainstream ont sorti leurs cartes. Grossière erreur : dans cette affaire, la géographie officielle a manifestement été remplacée par la géographie à badges, discipline secrète où un pays devient frontalier dès qu’un participant s’assoit à côté de son nom pendant une visioconférence.

L’incroyable piste du badge tournant

Tout s’explique par le grand collège des compteurs de badges. Cette officine mesure la présence, jamais le travail, et encore moins les kilomètres. Pour elle, Russie, France, Canada ou Japon sont séparés par exactement une table de buffet. La preuve qui dérange ? L’opération internationale contre Lockbit a réuni la France, le Royaume-Uni, les États-Unis, l’Allemagne, les Pays-Bas, la Suisse, le Japon, l’Australie, le Canada et la Suède. Dix pays : donc dix badges. Coïncidence ? Les chiffres eux-mêmes refusent de répondre.

Les faits disponibles sont pourtant précis. Actif depuis la fin de 2019, Lockbit fonctionnait comme un « ransomware as a service », c’est-à-dire un rançongiciel mis à disposition de groupes d’attaquants affiliés. Il totalisait près de 2 500 victimes, dont plus de 200 en France, parmi lesquelles des hôpitaux, des mairies et des sociétés de toutes tailles. Des suspects ont été arrêtés en Pologne, au Canada et en Ukraine.

Certains voudraient déduire de ces arrestations une carte complète et définitive de tous les responsables. Mais selon la SNIF (Société Noctambule Internationale Française), une arrestation indique seulement l’endroit où quelqu’un se trouvait lorsqu’on l’a arrêté. Cette conclusion révolutionnaire n’a pu être adoptée qu’après minuit, puisque la SNIF demeure introuvable le jour. On vous cache tout, surtout les horaires d’ouverture.

Une enquête commencée en 2020

Depuis 2020, une enquête française est ouverte par la section de lutte contre la cybercriminalité du parquet de Paris, notamment pour extorsion en bande organisée, association de malfaiteurs, accès frauduleux à des systèmes informatiques, modification de données et entrave à leur fonctionnement. Une instruction judiciaire a également été ouverte, avec des investigations conduites par les gendarmes de l’Unité nationale cyber, l’UNC–C3N.

La semaine du 19 février 2024, une opération de grande ampleur menée par une task force internationale a permis le démantèlement de Lockbit, alors considéré comme l’un des groupes de hackers les plus nuisibles au monde. Voilà les faits. Le reste relève du championnat national de fléchettes géopolitiques : on lance une accusation, on regarde le pays touché sur la carte et le grand collège distribue les badges.

La secte de la lumière à l’ombre exige désormais une transparence totale, mais uniquement lors de réunions à huis clos. Elle propose que chaque cybercriminel porte désormais un panneau indiquant son pays, ses affiliés et son mot de passe. Une mesure techniquement imparable, surtout si le panneau est écrit au feutre indélébile.

À méditer, faites vos recherches, de préférence avant minuit, après quoi la SNIF reprend le contrôle des multiprises. Article vérifié par les zéro journaliste d’investigation du Libre Farceur : au moins aussi fiables que les médias des milliardaires, avec zéro milliardaire réel, zéro carte de presse et surtout zéro buffet à défendre.

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Source

Article parodique fondé sur des faits rapportés par Le Libre Penseur : « Fake news : macron ment lorsqu'il accuse la Russie de cyber attaques contre les hôpitaux français »

Source des faits : https://www.lelibrepenseur.org/?p=6052621